Join us for free and read amazing contents on elCurator.

Get wind of our features.

Already registered? Sign in.

Crédit Mutuel Arkéa lance un assistant personnel créé en interne

May 29
Visuel logo

La banque, qui investit dans de nombreuses fintech, a développé Max, sa propre start-up.
Le service inclura une carte bancaire regroupant en un seul support les autres cartes bancaires.

C'est une stratégie ancrée au Crédit Mutuel Arkéa : la banque mutualiste figure au tour de table ou contrôle plusieurs start-up de la finance qui constituent tout un écosystème de modèles et de technologies innovantes. Le groupe franchit une nouvelle étape ce lundi et lance sa propre fintech, quinze ans après la création de Symphonis, son courtier en ligne fusionné depuis avec Fortuneo. Filiale à 100 % de la banque, Max a été doté de 20 millions d'euros de fonds propres par sa maison mère. Cette application mobile pourra être réservée dès cette semaine, et sera téléchargeable à partir du 1 er septembre prochain. Le concept de cette start-up interne ? Devenir l'assistant personnel de l'utilisateur, pour les produits financiers, mais aussi pour une gamme de services plus large. Les utilisateurs pourront joindre des conseillers humains par tchat ou par e-mail à tout moment.

Des services bancaires à la conciergerie

Sur le fond, l'offre se découpe ainsi en trois fonctionnalités : " Il s'agit en premier lieu d'optimiser les services bancaires et assurantiels ", explique Didier Ardouin, l'ancien patron du Crédit Mutuel Massif Central (jusqu'en 2016) nommé directeur général de Max. L'appli proposera ainsi des fonctions d'agrégation des comptes bancaires, mais ira plus loin encore à partir du 1 er octobre : l'offre sera alors élargie à un compte de paiement et à une carte bancaire unique agrégeant les autres cartes bancaires du client.

Une deuxième grande fonctionnalité consistera à " trouver " pour le compte du client des services qu'il recherche spontanément, qu'il s'agisse là aussi de services financiers ou de conciergerie (places de concert...). Enfin, Max entend apporter du conseil personnalisé sous forme de suggestions de services se limitant " à ses seuls besoins avérés ".

Partenariats nécessaires

A partir des données client, l'appli pourrait, par exemple, proposer un crédit immobilier (si le client est locataire et si sa capacité à rembourser un crédit immobilier est détectée). " La clef est de créer un niveau de confiance jamais atteint : nous demandons au client qu'il nous donne un maximum d'informations, nous nous engageons à ne les utiliser que dans le cadre du service Max, exclusivement dans son intérêt et sans jamais les communiquer à autrui sans son accord explicite : nous ne visons que des préconisations ultra-ciblées et pertinentes ", souligne Didier Ardouin, qui insiste : " Notre efficacité se mesurera par l'utilité de ces recommandations et non pas par leur nombre. " Suivant cette logique de confiance, les services ainsi proposés ne seraient pas forcément " made in Arkéa " et pourraient provenir d'autres groupes bancaires s'ils se révèlent mieux correspondre aux besoins. Un peu à la façon des plates-formes en " architecture ouverte " en gestion d'actifs, capables de proposer tous les fonds d'investissement, et pas seulement les produits maison.

Le modèle économique de la start-up - que ses concepteurs détaillent peu - repose ainsi sur l'apport d'affaires, le service étant gratuit pour l'utilisateur final. Pour se déployer, Max a donc passé de nombreux partenariats, notamment avec d'autres groupes bancaires, ou, dans le cas de la conciergerie, avec un acteur mondial de l'hôtellerie.

Edouard Lederer, Les Echos

What are you waiting for? Get the best of the web.